LES CAMPS DE REFUGIES ROMS - KOSOVO

Suite à la destructions de leurs maisons et aux bombardements, de nombreuses familles roms ont été regroupées dans des "camps" par l'UMNIK et d'UNHCR. A l'époque, en 1999, il était prévu que les familles ne restent que 45 jours. Aujourd'hui, 7 ans après, de nombreuses familles roms y vivent toujours, dans des conditions des plus désastreuses et souvent laissés pour compte et parfois même manipulés.

Les photos présentées ici ont été prises depuis 2004 dans les camps de réfugiés roms de Leposavic,  Batnik, Cesmin Lug, Zitkovac, Kablarevo et plus récemment à Osterode. La plupart de ces camps ont été rasés, car il est prévu depuis août 2006 de rassembler tous les réfugiés dans celui d'Osterode, véritable "camp" puisque entouré de barbelés et à l'accès sévèrement contrôlé. Simple manipulation car les problèmes récurents sont toujours là : conditions de vie intolérable, non reconnaissance des droits, insalubrité, absence d'éducation pour les enfants, etc
 


  Août 2006

OSTERODE - Pour les photos et les commentaires, voir la page actualité

 

  Janvier 2006
Cliquez sur les images pour agrandir et lire les commentaires.

 

  Novembre 2005

 
 

 

  2004



 

Leposavic : Visite aux réfugiés roms

14 août 2004

Dès notre arrivée au Kosovo, nous rendons visite aux réfugiés roms installes dans un hangar à Leposavic, en zone serbe. Ils proviennent de diverses villes du Kosovo et sont près de 200 à subsister dans ce camp à l'extrême nord du Kosovo. Certains espèrent encore revenir un jour chez eux, mais d'autres ne pensent qu'à trouver un pays tiers qui acceptera de leur donner l'asile.

Plusieurs familles sont originaires de ce qui était le plus grand quartier rom (Mahala) du Kosovo, a Mitrovica. Pillée et incendiée par l'UCK peu après l'arrivée des soldats français de l'OTAN, qui leur avait donné 5 minutes pour partir, la mahala n est plus qu'un champ de ruines d'un Km de long sur la rive sud de la rivière Ibar a Mitrovica.

Ils disent être bien acceptés par la population et les autorités serbes locales et, outre une aide mensuelle de quelques dizaines d'euros par famille, ils subsistent en faisant les marches et d'autres petits jobs. Leurs conditions de vie, dans un hangar découpé en chambres au moyen de cloisons en bois, restent néanmoins précaires, en particulier pour ceux ayant besoin de soins médicaux qu'aucune organisation humanitaires ne veut financer.

En soirée, à Mitrovica, nous rencontrons Oliver Ivanovic, un des principaux leaders serbes du Kosovo, élu au parlement du Kosovo, dont il est un des vice-présidents.

Relativement optimiste, convaincu que, depuis les pogroms de mars, les Albanais ont perdu l'auréole de martyrs dont les avait affublé la communauté internationale, il espère et se battra pour qu'un moratoire d'au moins 10 ans précède toute décision sur le statut final du Kosovo. Les négociations devraient commencer l'an prochain, mais les positions serbe et albanaise sont tellement irréconciliables (l'indépendance tout de suite pour les Albanais, tout sauf indépendance pour les Serbes) que seule une telle solution pourrait aboutir à un semblant d'accord. Il prône la participation aux élections législatives d'octobre prochain, alors que de nombreux Serbes, au Kosovo comme à Belgrade, sont en faveur de leur boycott.

Paru sur également sur  http://www.csotan.org/Kosovo2004/

 

 

www.uryd.com 2006 © tous droits résevés