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DOSSIER Lettre de pétition - appel pour le Kosovo 2004
En
acceptant de signer cette lettre vous pourrez participer a la reconnaissance des
problemes vecus aujourd`hui par les Roms du Kosovo. ROMS
D’EX-YOUGOSLAVIE (KOSOVO ET METOHIA) : Nous
soussignés, demandons aux instances internationales la protection du Peuple rom
d’ex-Yougoslavie contre les atteintes persistantes à sa sécurité physique
et contre la destruction systématique de ses biens et de sa culture. Nous
demandons que soient reconnus à juste titre les dommages physiques et moraux
subis. Nous
considérons comme criminelle et prématurée toute entreprise de retour au
Kosovo des Roms actuellement en exil. Un retour ne peut être envisagé tant que
les droits élémentaires de sécurité, d’accès au travail, à l’éducation
et à la santé ne sont pas garantis. Les évènements de mars dernier démontrent
clairement que de telles garanties ne peuvent être assurées. 1)
Les Roms du Kosovo continuent d’être les victimes d’une guerre qui
n’a jamais été la leur. Sur les plus de 140 000 Roms habitant cette province
avant 1999, plus de 90% d’entre eux ont été contraints à l’exil. Ceux qui
sont restés vivent en exil intérieur dans la misère, sous la menace
permanente, pour la plupart dans des camps (sans pour autant bénéficier du
statut de réfugiés) ou dans des enclaves où ils vivent prisonniers et isolés
dans une terreur quotidienne. Ce qui reste des quartiers roms continue d’être
livré au pillage et à la destruction. Nous
dénonçons : 1.
l’insécurité persistante, 2.
leurre présenté au monde (dans la partie ethnique albanaise de la province)
d’un maintient du fait multiethnique artificiellement entretenu par quelques
cas alibis dans une zone où persiste une politique d’épuration ethnique
envers les peuples non-albanais - l’épuration des Roms est d’ailleurs
quasiment achevée, les entreprises d’intimidations, les agressions, les
meurtres, les disparitions, 3.
la destruction des biens et des quartiers roms, 4.
l’incapacité des « leaders » roms à défendre leur peuple, leur
non-représentativité, et leur compromission avec des pouvoirs qui agissent
contre l’intérêt du peuple rom, 5.
l’immobilisme, l’incurie ou l’indifférence des institutions et
organisations internationales dans leurs fonctions de défenseurs de la justice,
de la démocratie et de la protection des victimes et des populations les plus
vulnérables dans la situation de violence et crise qui persiste au Kosovo. Nous
demandons : 1.
que soient assurées la sécurité et la liberté pour le peuple rom par la mise
en place d’une véritable protection des individus et des biens, et notamment
que les quartiers Roms soient déclarés patrimoine de l’humanité et protégés
comme tel, 2.
l’accès aux droits juridiques, humains et sociaux pour tous, 3.
la mise en place d’un véritable processus démocratique—avec la
reconnaissance des Roms comme partenaires à part entière: 4.
un réel engagement des instances internationales auprès du peuple rom et la
reconnaissance du statut de victimes des familles spoliées, victimes de
dommages moraux et physiques. 2)
Le peuple rom des républiques de l’ex-Yougoslavie fait partie des
richesses et du patrimoine humain, économique et culturel de cette région. Il
a droit au même titre que tous les autres peuples et citoyens de
l’ex-Yougoslavie à vivre sur la terre de ses ancêtres dans le droit, la sécurité
et la liberté. Aujourd’hui
le peuple rom du Kosovo a été spolié, massacré, dispersé, méprisé, oublié.
La tragédie que les Roms continuent d’endurer depuis la guerre en 1999, est
la plus grande catastrophe qu’ils aient subie depuis le génocide de la deuxième
guerre mondiale. Que
se soit en Bosnie, au Kosovo ou ailleurs, en période de guerre ou de crise, les
Roms sont victimes ou boucs émissaires au sein d’enjeux qui leurs sont étrangers,
et lorsque vient le moment du règlement des crises, leurs droits et leur
existence sont systématiquement négligés, oubliés. Nous
demandons :
Les
premiers signataires :
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