DOSSIER 

RAPPORT D'ENQUETE SUR LA SITUATION
DES ROMS AU KOSOVO - 2002

 

 

Depuis  1999, l’Association Fleuve IBAR et l'U.R.Y.D. travaillent sur les questions concernant les Roms réfugiés en Europe ayant quitté le territoire du Kosovo. A plusieurs reprises, des membres de l’Association se sont rendus sur place, pour enqueter, constater les dégâts causés par la guerre, faire un état des lieux au niveau sécuritaire, établir des statistiques et des bases de données (en relation avec Paris/Mitrovica et Mitrovica/Paris).

           

Populations roms dans certaines villes du Kosovo et Metohija (témoignages des réfugiés).
Depuis notre départ de Mitrovica au Kosovo, nous avons eu en notre possession de nombreux rapports de différentes ONGs concernant la question des Roms au Kosovo. Pour la grande majorité, ils se sont révélés erronés. Nous connaissons très bien la situation au Kosovo, pour avoir été aux premiers rangs lors des événements et pour en avoir été les victimes. Nous ne pouvons accepter ces publications à caractère médiatique et non-réalistes. Elles peuvent avoir des répercutions graves sur la population rom.



Tout ceci est en contradiction avec la réalité de la situation actuelle au Kosovo.


Dès 1999, la KFOR est arrivée au Kosovo, pour y rester jusqu’en novembre 2002. La situation concernant la sécurité des biens (immobiliers et autres) de la population rom s’est dramatiquement dégradée. Leurs maisons ont été détruites et continuent de se délabrer sous les yeux des représentants de l’OTAN. Plusieurs quartiers roms du Kosovo ont été entierement détruits. Le quartier le plus important ayant été touché a été celui de Kosovska Mitrovica, l'une des trois villes les plus importantes quant a sa population rom (avec Peč et Priština) ou l'ensemble de la population (entre 7000 et 8500 habitants) a du fuir sous les menaces et la violence.

D’apres nos recherches, a elle seule, la rue Fabrička a Kosovska Mitrovica comptait entre 15000 et 18000 habitants, soit 1025 maisons enregistrées sur le cadastre. Certaines maisons qui n’étaient pas enregistrées, avaient été construites par des Ashkalis, a côté du stade Trepča ou dans la partie du quartier nommé rue des "Teneča" et "Padalica" , majoritairement installées par les Ashkalis, (ainsi que certains Roms appartenant a des milieux sociaux spécifiques). Les maisons enregistrées sous le meme numéro comportent parfois plusieurs habitations.

Il ne faut pas oublier que la population rom au Kosovo comptait avant la guerre  de 1999, environ 140000 habitants. D'apres les rapports des ONGs, elle ne comptait que 10000 habitants et que, de plus,  cette population rom vivait sous des tentes, n'avait pas de métier, était majoritairement illettrée, n'avait pas suivi d'études, était sans travail, et bien d’autres mensonges encore….


L'un des principaux problemes est que de nombreuses personnes ayant travaillé sur la question de l'exil des Roms ne nous connaissent pas, ils ne savent pas qui nous sommes et cela représente un danger, car la-bas regne l’injustice des nationalistes et des séparatistes - ce que les ONGs ne savent pas ou ne veulent pas savoir.

Au Kosovo, ne vivaient pas seulement les Albanais et les minorités serbes, comme le présentent les rapports des ONGs . Pourquoi les autres groupes ethniques ont t'ils été oubliés ? Pour quelles raisons la sécurité de l’OTAN a t'elle été inefficace pour les Roms, les Gorans, les Bosniaque, les Turcs…. Pourquoi tous ces groupes ethniques ont-ils été occultés ? 

Si l’OTAN ne connaissait pas la situation avant d’arriver au Kosovo en 1999, et si les régimes serbes n'étaient mauvais qu'au regard de certains albanais, pour quelles raisons aujourd’hui se retrouvent détruits les biens et la richesse des non-albanais ? Pourquoi tous les autres groupes ethniques ont t'ils été chassés, voyant leurs maisons pillées et brulées ? Et tout ceci se déroulant devant les yeux de l' OTAN ! 


         
Pourquoi aujourd’hui n’y a t-il toujours pas de sécurité au Kosovo ?
         
Pourquoi les fonds débloqués pour l'aide a la population rom exilé ne sont pas arrivés ?
         
Pourquoi les rapports sont-ils erronés ?


Témoignages - Kosovska Mitrovica, 16 avril 2002, 8h30

(Nous disposons d’un très grand nombre témoignages, principalement recueillis au Nord de Mitrovica) 

Nous buvons un café dans le bar DOLCE VITA. Devant nous, à quelques mètres se trouve le pont IBAR, pont formant une barrière géographique vis-à-vis des autres peuples. Nous discutons en se demandant quel est notre avenir ici. 

Nous sommes dans l’insécurité permanente, dit Rus, le garçon, tenancier du bar, se trouvant aux premières loges de tous les évènements.

- Il y a quelques jours, s'était un véritable chaos, regarde, mon frère, ça se passe devant mon local, à 5 mètres de moi ! On voit encore des traces de sang. Je me demande combien de temps le Kosovo sera encore dans le sang ? Pourquoi tout ça continue encore ? 

- Dieu seul le sait ! C’est très dangereux ici, dit Deki. Personne ne peut garantir la paix. A chaque moment on peut disparaître !
 

Un habitant du village SUVI DO, se situant à côté du quartier rom (il désire rester anonyme pour sa propre sécurité), rajoute que c’est très triste de voir le quartier entier désert. Chaque jour, les Albanais démontent brique par brique les maisons des Roms. La K-FOR et les Nations Unies sont complètement aveugles, tout cela se passe devant leurs yeux , la destruction de la richesse et du patrimoine des Roms du quartier Rasadnik (toute la rue Fabricka).

 Je passe à côté de la base militaire de l'armée française à Mitrovica, nommée "MONICA" Elle se trouve à côté de l’ancienne auto-école Crveni Signal. De là, nous pouvons bien voir le reste du quartier, il y a moins de risques pour pouvoir photografier. Les militaires français refusent que l’on prenne des photos du quartier. J’ai demandé pour quelles raisons. Aucune réponse…

A quelques mètres de nous, on voit très clairement que certains Albanais sont en train de saccager des maisons roms. Elles n'ont déjà plus de toit…

Comment est-ce possible que  tout cela se déroule en leur présence, sans qu’aucun militaire français n’intervienne ? Aucune réponse…

Malgré ceci, un militaire français ajoute que quand il se lève le matin, c’est très triste de voir un quartier mort, qu'il s'agit d'un génocide et qu’il est très touché par ces évènements et par ce qu’il voit ici. Il dit que eux, les militaires, ils n'ont pas d'autre choix que d’obéir aux ordres.

 
Lors de conversations avec des membres de différents groupes ethniques, à propos de la sécurité et de l’avenir au Kosovo, nous avons posé les questions suivantes (les réponses étaient toujours les mêmes) :

 Comment est assurée la sécurité ici ?

- Sécurité, il n’y a pas de sécurité !

 Pourquoi n’y a t-il pas de sécurité ?

- A chaque moment un incident peut arriver. Absolument aucune sécurité n‘est assurée. Nos vies sont en danger à chaque instant et l’avenir ne réserve aucune perspective.

 Quelle est votre situation aujourd'hui ?

- Elle se dégrade de jour en jour, tout se détériore, rien ne s’améliore depuis 3 ans ! Aux albanais, ils ont tout donné. Quant à la population de la partie nord de Mitrovica (multi-ethnique), ils ne veulent que les chasser !

Vous avez dit «multi-ethnique», la partie nord n’est-elle pas uniquement serbe ?

- Non, ici il y a des Serbes (environ 25000), environ 3000 Albanais, des Bosniaques aussi, des Turcs, des Roms, des Gorans, des Ashkalis, etc. L’épurement ethnique a eu lieu dans tout le reste du Kosovo. Les Nations-Unies le savent.

Vous dites qu’il n’y a plus d’autres ethnies vivant dans la partie albanaise du Kosovo ?

- Si, il y en a, mais dans des enclaves, elles sont enfermées, elles n'ont aucune liberté !

 Mais comment savez-vous qu’ils ne sont pas de libres ?

- Sous la protection de la K-FOR, ils viennent parfois à l’hôpital pour se soigner, ou alors ils nous arrive de les croiser sur les marchés. Ce sont eux qui nous racontent directement comment ça se passe pour eux de l’autre côté, ce sont eux qui nous parlent des dangers permanents qui les menaces et de leurs souffrances.

Lors des entretiens, nous avons voulus en savoir plus sur les arrivées et les départs des réfugiés dans les camps. Il apparaît que beaucoup de réfugiés partent en majorité pour la Serbie et le Monténégro. Généralement, ils ne reviennent pas.

Nous les avons questionné sur la vie dans les camps (Ce type de témoignage à été effectué auprès de plusieurs personnes, aussi bien à Cesmi Lug qu’à Zitkovac).:

 (sur la sécurité)

- Ici personne n’assure la sécurité. A chaque moment ils peuvent venir au camp et faire de nous ce qu’ils veulent,  même nous tuer si ils veulent, cela est arrivé il y a quelques jours, sur les collines, ils ont tiré sur nous avec des lances roquettes".

- Avec la présence de la K-for et des polices internationales, comment est-possible ?

- Ils s’en foutent !

(A propos de l’aide humanitaire. Il apparaît que pour les Roms, elle est soit minime et largement insuffisante, soit tout simplement inexistante)

- Pourquoi n’y a pas d’aide pour les roms dans les camps ?

- C'est à eux qu'il faut demander !

- Comment se fait-il qu'avec toutes les associations présentes vous n'ayez aucune aide ?

- Personne s’occupe de nous. Les journalistes arrivent, prennent des photos, ils nous filment, ils donnent quelques bonbons aux enfants, et c’est tout. Ils nous considèrent comme des martiens !

- Comment ça se passe l'hivers ? Vous avez de quoi vous chauffer ?

- Tu le sais, ici l’hivers est très froid. Au camp de Zitkovac, ont étaient sous les tentes, tous ensemble, les enfants, les femmes, les vieillards. Depuis début janvier (2000), rien que dans notre camp, 7 personnes sont mortes à cause du froid dont une femme avec son nouveau-né, un enfant de 5 ans et des personnes agées. Ici l’hivers, il fait très froid, ça peut gelé jusqu’à -25° !!

- Comment allez vous faire cet hivers ? Est-ce que les Nations-Unies vont vous accorder une aide pour le chauffage, je ne sais pas, du bois par exemple ?

- On n’a pas confiance en eux. Même si ils donnent, c’est juste pour l’image, pour se justifier. Ce n’est pas assez, un stère ou deux de bois pour le chauffage…

- Ca n’est pas assez ?

- Mais non, les baraques n’ont pas d’isolation. On n’est plus sous les tentes mais on se demande quel est le mieux. En plus, les baraques peuvent prendre feu à cause des poêles. Ils sont de très mauvaise qualité. Le tube devient très vite rouge et alors ça peut prendre feu. En 2002, 5 baraques ont brûlé, en quelques minutes. On a eu de la chance avec toutes les difficultés qu'on a ici de pouvoir sauvé les vieillard et les enfants. Notre souffrance est immense. C’est très dur pour ces enfants malheureux qui n'ont aucune perspective pour l’avenir.

 

 Août 1999, extrait du journal personnel d'un des membres de l'URYD 

(Août 1999, camp de réfugiés à Zvecan, à l'école Vuk Karadzic)

En ce jour de l’été du mois d'août, le soleil brille de ses rayons sur les réfugiés. Ils sont encore sous la terreur des nationalistes albanais et ont été obligés de quitter leur maison. Elles étaient là, au Kosovo depuis des siècles et ont été détruites. Le soleil réchauffent ses malheureux et je me dis que c'est au moins quelque chose que les nationaliste ne peuvent pas leur prendre, ça au moins il ne peuvent pas le voler.

Aujourd’hui, ces personnes réfugiées et leur familles ont reçu la visite de quelques hauts responsables du Kosovo dont Mr Bernard  Kouchner. Est-ce que une visite au hasard ou une visite humanitaire ? pour quelles raisons sont-ils ici ? A mon avis, c’est un coup médiatique.

A l’école de Zvecan, il y a plus de 250 réfugiés roms ainsi qu'une famlille serbe, une famille bosniaque et 12 familles albanaises. Aucune hygyène; pas de salle de bain, pas de quoi laver les vêtements. Beaucoup de maladies contagieuses. Les réfugiés ne mangent que des conserves. Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cet « homme de paix» est venu ici. Les réfugiés eux-même ne savent pas qu’ils souffrent de typhus. Ils soufrent de maladie des intestins, la gale je crois, toutes ces de maladies provoquées par le manque d’hygiène.

Durant la visite des réfugiés, j’ai remarqué aussi bien Kouchner "l'humanitaire" que les personnes de Médecins sans Frontières (au fond de moi je pense "avec frontières"), personne n'a prit au moins un enfant dans ses bras (ni rom, ni serbe) pour l’embrasser comme ils ont l'habitude de le faire devant les caméras. J’ai remarqué aussi qu’ ils n’ont même pas serré la main des représentants roms et serbes. (On possède une cassette des cette visite)

Cela signifie que Kouchner sait que les réfugiés sont malades, il a cache la vérité, comme beaucoup le font.

Il a promit de trouver pour eux un refuge "sûr" et qu’a t’il fait ?  Les réfugiés ont été déplacés au camp de Zitkovac, sous des tentes. Dans ces tentes ils n’avaient qu’un poêle qui servait pour tout, et un ou deux lits seulement. A cause du froid, 7 personnes sont mortes, dont une femme avec son nouveau-né, un enfant de 5 ans et des personnes agées.

Après ils monté des baraques longues de 3 mètres sur 2. Réfléchissez un peu; les baraques ont été fabriquées avec des planches et… 45 d'entre elles ont brûlé. N’aurait il pas été mieux, au lieu de construire des baraques de faire rentrer les réfugiés dans leur maisons ?

Où sont les maisons ? Détruites !

Comment peut on vivre avec cet hivers sans maisons ?

Qui va aider les Roms et les autres réfugies à Mitrovica Nord et dans les autres villes et villages du Kosovo ?

Est-ce que des réfugiés vont encore mourir de froid. Est-ce que les Roms seront toujours dans ces baraques, véritables poudrières ?

Aujourd’hui à Kosovska Mitrovica nous n’avons toujours pas connu un vrai homme qui défende les droits des Roms, qui ne soit pas vendu ou qui ne travaille pas sous la menace de ceux-là même qui ont provoqué cette exode de la population rom.

Quand je dis que nous avons du mal à trouver un leader, je ne pense pas au Askalis (ou Egyptiens). Eux ne se désignent pas, ils se désignent suivant les circonstances. Ils se créent une culture et une histoire artificielles. Par leur faute, cet exode s'est encore plus aggravé.

Au Kosovo nous n’avons pas un leader rom, même si il existe les séparatistes qui règnent au Kosovo, soient ils sont Askalis présentés comme roms ou bien eux-mêmes se désignent comme Roms.

Tout cela satisfait les besoins des médias internationaux car pour eux, qu'importe si quelq’un se présente comme rom alors qu'il ne l'est pas. Le problème est que beaucoup de ces personnes se déclarant Roms ne sont pas scolarisées, les personnes nées avan,t la guerre vivent en-dessous du seuil minimum de pauvreté. Ils ont des représentant qui ne savent pas eux-même comment se nomme leur groupe ethnique. Ils se présentent comme ça les arrange. Tout cela à entraîné de grandes confusions.

Je veux bien qu l'on dise qu’il y aient des Roms au Kosovo, mais où ? Il y a des Roms vendus (pour x raisons), ou bien dans les camps, des Roms vivant dans la pire misère et qui supportent les plus lourdes hostilités et les maltraitances. Ces derniers temps plusieurs enfants roms ont été violé et torturé par des Askalis. Un enfant a été brûlé vivant. Les médias mondiaux sont au courrant et jouent les aveugles.

Je ne dis pas bien sûr que tous les Ashkalis soient mauvais.

...


Estimations de la population roms dans quelques villes du Kosovo -  2002

Il est très difficile de connaître le nombre exact de roms encore présents au Kosovo. L’OSCE, les Nations-Unies et différentes ONGs se trouvant actuellement en place au Kosovo ne connaissent pas assez la population rom. Ils font une grande confusion entre les Roms, les Ashkalis (ou Egyptiens), ce qui a pour conséquence une importante désinformation au niveau des médias mondiaux.

Il ne sera possible de connaître le nombre exact de Roms se trouvant aujourd’hui au Kosovo, uniquement si les différentes ONGs travaillent avec les Roms eux-mêmes sur cette question, qu’ils soit originaires du Kosovo ou du reste de la Serbie. Seuls les Roms connaissent bien les 3 langues de ces régions (rom, serbe et albanais), et ont une profonde connaissance des différentes ethnies. Lorsque nous sommes en conversation directe, nous pouvons savoir immédiatement à quel groupe ethnique appartient notre interlocuteur.

Si le travail continue de la façon dont il est effectué actuelement, il en résultera des statistiques erronées ne correspondent pas à la réalité. Ce type de manipulations peut avoir des conséquences catastrophiques.

 (+ ? signifie que des familles sont présentes mais l’on ignore combien)

 

Ville                                         Roms                           Ashkali                         total

 

Kos.Mitrovica (Nord)             3 familles                     27 familles                   238 pers.

Kos.Mitrovica (Sud)               0                                  + ?                                ?

Zitkovac                                   1 famille                     22 familles                    env. 200

Leposavic                               13 familles                  + ?                                 ?

Prvi Tunel                                  0                                 + ?                                ?

Pristina                                     0                                  0                                  0

Obilic                                       2 familles 1                   + ?                             ?

 Plemetina                               52 familles de Roms, Ashkalis (ou Egyptiens) 2

 Preluzje                                    quelques familles 3        ?                                ?                

 Kosovo Polje                            10 à 15  familles          ?                                ?

 Pec                                                 0                                     ?                                  ? 

 Vucitrn                                     0                                           nombreux                    ?

 Podujevo                                        0                                  ?                                  ?

 Srbica                                             0                                  ?                                  ?

 Djkovica                                         0                                   + ?                                ?

 Prizren                                              ?                                           + ?                                ?  

 Lipljan                                             0                                  23 familles                         ?

 

1 Ces deux familles vivent parmi des Serbes. Ils sont chaudronniers (Kovac).

2 Ces 52 familles proviennent d’Obilic, de Pristina et des villages avoisinants. Elles vivent dans un camp où dominent les Ashkalis. Ces derniers portent l’uniforme du TMK (teritorijal mbrojta e kosoves) et maltraitent régulièrement le reste de la population romani.

3 Ces familles sont des Roms dits « Bugurdjije »  .Ils vivent parmi les Serbes.

 

Au camp de réfugiés Cesmin Lug, il y a seulement 3 familles; Pejoni, Farije, Samija Gusani (et non pas 250 roms, comme cela a été dit).

Au camp de Zitkovac il n'y a qu'une seule famille, celle de Feriz Sana. Les autres réfugiés sont Askalis. Le problème est que de nombreux Askalis se déclarent comme rom.

Au camp de Leposavic nous avons dénombré 13 familles ; les Begesi (originaire de Vucitrna), Fazli Baskim (Pristina), Bljulji (Mitrovica), Jahic Bakija (Mitrovica), Miftri Djulja (Pristina), Gasi Aslan (Kline) et sept familles Gusani (Mitrovica). Les autres réfugiés étaient tous askalis mais se déclarant comme roms.  

 

Rapport publié par l'U.R.Y.D. - 2002

 

 

 

 

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