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l'heure actuelle, plus de 80 % de la population rom qui vivait au Kosovo a quitté
ce territoire et se retrouve aujourd'hui disséminée à travers toute l'Europe
- principalement en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie et dans la
plupart des autres pays de la Communauté Européenne. Certains ont également
quitter l'Europe pour se réfugier au Canada. Beaucoup ont été reconnus comme
réfugiés (en France par exemple) et ont vu leurs papiers régularisés, ce qui n'est pas le
cas dans la plupart de tous et dans d'autres pays européens, notamment en Allemagne. Les
Roms n'ont pas choisi l'exil, celui-ci leur a été imposé, sous la pression de
groupes extrémistes et terroristes albanais. Ni la KFOR, ni les Nations Unies,
pourtant témoins de ces actions racistes, ne sont intervenues. Aucun médias
n'a reporté ces faits aux yeux de la communauté internationale. Rien n'a été
fait pour empêché cette catastrophe humaine.
Aujourd'hui
en 2006 le quartier a été totalement rasé aux bulldozer et à la dynamite. On
assiste même à la reconstruction d'habitation sur les propriétés des Roms.
Sous diverses manipulations politiques et économique, nous arrivons à grand
pas à la légalisation et l'ettouffement d'un des plus grand nettoyage ethnique
perpétué en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale. L'U.R.Y.D. a été crée sous l'impulsion des associations IBAR, ROMANO DZUVDIPE et ROMANO PHRALIPE afin d'unir cette population rom aujourd'hui disséminée afin notemment de faire valoir ses droits sans cesse bafoués, de se protéger, de venir en aide à ses individus les plus démunis et de construire lun avenir. Dans ce cadre, l'U.R.Y.D. dévelloppe aujourd'hui de nombreuses actions détaillées dans la rubrique activités. L'U.R.Y.D. se pose ainsi comme un relai pour de nombreuses associations et structures à travers l'Europe et le monde travaillant sur les questions des Roms et plus particulièrement des Roms exilés d'ex-Yougoslavie. L'U.R.Y.D.
France se concentre essentiellement sur la population exilée du Kosovo. Elle
représente aujourd'hui le plus important regroupement des Roms exilés du
Kosovo, et se pose ainsi comme le véritable représentant de sa population. Il
faut prendre également en compte l'aspect sécuritaire pour cette population
exilée - comme pour ceux qui n'ont pas quitté le pays. Les groupes terroristes
responsables sont toujours très actifs et actuellement rien ni personne ne
s'oppose à eux. Le territoire du Kosovo se révèle encore très dangereux pour
les Roms – comme d'ailleurs pour les autres minorités ethniques présentes
sur ce territoire. Certes,
des fonds ont déjà été débloqués mais aucun résultat n'a été constaté
et nous ne savons pas comment et par qui ils ont été utilisés. Où sont passés
ces fonds, à quoi ont-ils servis ? Nous n'avons pas de réponses. Nous savons
seulement que les Roms n'ont bénéficier directement que d'une très faible
partie de ces fonds qui leur étaient destinés. A
l'heure actuelle, aucune démarche sérieuse et concrète n'est en cours, ni au
niveau des ONGs non-roms, ni au niveau des Associations roms internationales.
Quelques actions sont dignes d'intérêt mais n'ont pas été dévelloppées. La
plupart des actions sont isolées et se déroule sans véritable
inter-communication à l'échelle de l'Europe, pourtant indispensable.
Toutes les propositions de projets, de collaboration et d'aides soumises à l'OSCE depuis 1999 n'ont trouvé aucune réponse. Nous, représentants de la grande majorité des Roms du Kosovo n'avons quasiment jamais été conviés aux divers débats ou conférences internationales pourtant nous concernant directement.
Parallèlement, aucun résultat concret n'est constaté en comparaison des nombreux rapports publiés, pourtant prometteurs. Aucune véritable action sur le terrain n'a été engagée par la ROMANI CRISS qui de plus détient à l'heure actuelle le monopole des débats sur les questions de la population rom exilée du Kosovo.
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